LE LIVRE ÉLECTRONIQUE
PEUT-IL RIVALISER AVEC LE LIVRE CLASSIQUE ?

Les difficultés que rencontre l’édition de livres sont moins le fait de la concurrence de nouveaux supports et de nouvelles pratiques que la conséquence plus large et plus diffuse du recul de la lecture, lui-même lié à plusieurs facteurs : concurrence des écrans et de l’image, perte du pouvoir d’achat se traduisant par d’autres priorités. Pour autant, l’extraordinaire développement de la « toile » ne peut laisser indifférents les éditeurs de livres. Il leur appartient donc de négocier dès aujourd’hui leur migration numérique en offrant une gamme large et variée de prestations visant à promouvoir leur production papier.


Livre électronique
Des atouts indéniables
Bénéficiant de technologies plus abouties, il est désormais capable de séduire un large public. Véritable mini-bibliothèque ambulante, l’e-book offre un confort de lecture indéniable, une faible consommation d’énergie et la possibilité de disposer de centaines d’ouvrages dans un « objet » pesant 200 grammes en moyenne. Les derniers livres électroniques font appel à une encre électronique appelée E-link, dont le procédé n’est pas sans rappeler nos ardoises magiques d’antan. Grâce à ce nouveau procédé, la lecture est aussi aisée que celle offerte par un livre papier – pas de fatigue des yeux – et l’on peut consulter l’écran même en plein soleil.


Mais aussi des freins
Aujourd’hui, la faiblesse de l’offre sur Internet constitue un des principaux freins au développement du livre électronique. Cette faiblesse tient au fait que le livre numérisé est, en général, vendu un peu moins cher que la version papier. L’éditeur y perd d’autant plus que vient s’ajouter à ce manque à gagner la perte de la commission sur la distribution en librairie que touchent les éditeurs. De plus, les fichiers téléchargeables sont soumis à des verrous électroniques, les incontournables DRM, auxquels n’échappent que les œuvres tombées dans le domaine public. Cet autre frein empêche, par exemple, qu’un ouvrage numérique ne soit prêté à un tiers. Enfin le prix du lecteur, 300 euros en moyenne, ne plaide pas pour sa démocratisation.